Biographie

Textes d’Annette Lauras, fille d’Henri Pourrat et Isabelle Piat, commissaire de l’exposition "Le Monde d’Henri Pourrat" (2009)
Illustrations de Fabian Grégoire, aquarelles sur papier d’Ambert

Comme à la charnière entre deux civilisations

Henri Pourrat est né le 7 mai 1887 à Ambert et il est mort à soixante-douze ans, le 16 juillet 1959 à Ambert, où il repose.
Ainsi sa vie se déroule durant une période de grande transformation du monde : avec les premières décennies du XXe siècle, disparait peu à peu la vieille civilisation paysanne, plus que bimillénaire et formée au contact de la nature… et on assiste à l’avancée galopante d’une autre époque, une civilisation de la ville, de la technique, de l’industrie. On navigue sous l’eau, on traverse les airs, on va marcher sur la lune.
L’homme est devenu maître du temps et de l’espace.

Tout au long de sa vie et dans toute son œuvre, Henri Pourrat s’est appliqué à comprendre, à recueillir et sauver ce qui ne devait pas mourir. Il s’agissait d’enrichir ces deux civilisations l’une par l’autre et de garder ce qui pouvait nous aider à vivre le monde moderne.

Le temps des météores : l’enfance

Les Parents d’Henri Pourrat tiennent un magasin à Ambert, presque au chevet de l’église. On y trouve de tout et ils mettent un point d’honneur à ce que tout soit de qualité : mercerie, quincaillerie, épicerie fine, jouets chers et bon marché, articles pour fumeurs, papeterie, porcelaine de Chine, de Saxe et de Sèvres, objets d’art et aussi, ce qu’on appelle à l’époque, les nouveautés ou « les articles de Paris ». Dans le fond du magasin, derrière une sorte de longue banque, on a installé chaises et fauteuils où, pour le plaisir d’un brin de causette, on fait asseoir le client venu de la campagne alentour. C’est là, peut-être le premier poste d’observation du futur écrivain.

Sa mère, Berthe née Debaussaux (1861 – 1936), est parisienne d’origine picarde, fille de commerçants. Du côté de son père Marius (1858 – 1929), qui a une haute idée du commerce, tous les Pourrat ont été laboureurs, métayers, voire journaliers autour d’Ambert.
Henri Pourrat a deux frères : Jean, son cadet de deux ans et Paul de quatorze ans plus jeune.
Les tantes Miette et Anna (des sœurs de son grand-père paternel) sont là pour aider au magasin et garder les enfants. Ce sont de vieilles demoiselles dont le père, comme Gaspard des Montagnes, avait eu vingt ans au temps du grand Napoléon. La bonne Antoinette venue des Monts du Livradois est probablement la première conteuse à entrer dans la vie d’Henri Pourrat. Pour le faire tenir tranquille, elle lui raconte, dans la cuisine : Plampougnis, Marie Cendron, La montagne noire… et elle en connait des histoires…

Enfant, Henri Pourrat a du passer là de longues heures à regarder, écouter et peut-être a-t-il ainsi beaucoup appris.

Les fêtes de mon enfance…

A la fin du XIXe siècle, Ambert est une petite ville d’Auvergne de 7 à 8 000 habitants, simple, rustique, assez isolée, entre les monts du Livradois à l’ouest et ceux du Forez à l’est.

A six ans, Henri Pourrat entre au collège d’Ambert où, jusqu’en 1904, il fera toutes ses études primaires et secondaires.

C’est là qu’il fait ses premiers exercices d’écriture pour un théâtre de Guignol où il commence par emprunter des histoires au répertoire classique du Guignol lyonnais, avant de se lancer dans l’écriture d’histoires locales.

Un avenir tout tracé

Henri Pourrat aime lire. Il faut savoir qu’Ambert n’a eu un libraire qu’après la guerre de 1914-1918. Alors il lit tous les livres qui lui tombent sous la main : ceux du grenier d’abord, quelques vieux dictionnaires du commerce ornés de vignettes, de vieux livres de piété dont il aimait les gravures sur bois, d’anciens volumes du Magasin pittoresque, de L’illustration, des journaux.... La traduction des Mille et une nuits... Il lit Alexandre Dumas (Les 3 mousquetaires, le Conte de Monte Christo, La Reine Margot ...), Marcelou le jeune voyageur, L’Enfant du naufrage, Le Colon de Mettray…
A 12 ans il aime les livres d’aventure : Le Dernier des Mohicans, La Prairie, L’île au trésor

En 1904, à 17 ans, bachelier en philosophie puis en mathématiques, il quitte Ambert et part préparer l’Agro, pensionnaire au lycée Henri IV à Paris.
Cette année parisienne, la seule passée hors d’Ambert, est pour lui d’une importance capitale, déterminante pour toute sa vie. Il est reçu à l’Agro, sa voie semble donc toute tracée : être ingénieur agronome, faire carrière dans les Eaux et Forêts.

Mais depuis quelques temps, il est fatigué, si fatigué qu’il est dérouté, au sens propre, comme on le dit d’un avion. Une fois le concours passé, il revient à Ambert, malade, d’une de ces maladies qui changent l’existence et qui est alors la plus mortelle des maladies : la tuberculose.

Condamné à mort à 20 ans
…il meurt à 72 ans !

Un an, il reste alité entre la vie et la mort. Sa mère est là, veillant à tout, le forçant malgré ses impatiences à suivre les prescriptions du médecin : repos allongé, promenades en campagne, silence. Il est condamné, sous peine de mort (le mot n’est pas trop fort) à vivre à la campagne et à écouter, puisqu’il est contraint au silence.

Peu à peu les rechutes s’espacent. Dès qu’il le peut, il cherche à meubler le vide de ses journées.

Il lit, il dessine, remplissant les marges de ses cahiers d’Henri IV, devenus inutiles, de dessins, de croquis qu’il enlumine avec soin.

Par jeu d’abord, avec quelques amis, dont Jean Angeli et Auguste Blache, il se met à écrire. L’Écho de la Dore accepte de publier leurs poèmes et même de véritables romans comme ces « Souterrains du donjon de Riols  » dont un chapitre s’intitule déjà « La main coupée » (Cf. : Gaspard des Montagnes).

Pendant plus de vingt ans, Henri Pourrat est malade. Sa grande thérapie est le travail d’écriture : « Vraiment, je crois qu’on est refait par le travail, qu’une vitalité vous vient du désir que vous avez de travailler, qu’il faut autant que possible vivre de l’avant, tourné vers le travail à faire, avoir l’esprit là, non sur la maladie. » (Lettre à Lucien Gachon, 1949)

Ses deux autres thérapies sont le silence et le grand air. Dès que ses forces le lui permettent, il marche sans hâte, regardant les lointains bleuissant. De cette vie de la nature longuement contemplée, il apprend. Il en retient le sens du mystère vivant.
« La maladie, en lui imposant souvent le silence, lui a appris à écouter, et donc à aller vers l’autre, à devenir un homme d’amitié, et je dirai presque que parler à mi-voix est devenu dans sa vie comme dans son œuvre, son ton, sa manière. » Annette Lauras, fille de l’écrivain.

La guerre qu’il ne fera pas

Arrive le temps de la guerre, Henri Pourrat voit partir ses amis avec tristesse et une sorte de colère intérieure mêlée d’un sentiment d’humiliation :
« Il n’y a qu’une tristesse, c’est de ne pas en être… »
« J’étais arrivé à accepter mon insuffisance de santé, je m’étais arrangé, ça ne me gênait plus beaucoup, mais maintenant c’est vraiment bien gênant et humiliant… »

Réformé pour raison de santé, il s’obstine à demander son départ, aux portes des bureaux où l’on recrute des engagés volontaires.
L’hécatombe de la guerre de 14-18 marque durablement Henri Pourrat. Il perd à la guerre ses meilleurs amis de jeunesse : Jean Angeli, Pierre Armilhon, Auguste Blache… et à la même époque, son compagnon de collecte Régis Michalias et son frère Jean, victime d’un accident de moto.

De sa ferveur et de sa déception naît Les montagnards : Chronique paysanne de la Grande Guerre (Paris, Payot & Cie, 1919), petit livre en vers simples.
Après la mort de Jean Angeli, il écrit Les jardins sauvages – la vie et l’œuvre de Jean-François Angeli, soldat au 140e de ligne tué à l’ennemi le 11 juin 1915. « C’est lui en somme, qui m’a donné le goût de lire, d’écrire. […] me fait entrevoir des choses un peu folles mais nouvelles. » (Lettre à J. Desaymard, 22 mars 1914). C’est aussi Angeli qui éveille son intérêt pour les moulins à papier…

La vie, régulière et presque monacale, d’un « bon ouvrier des Lettres »

La maladie impose à Henri Pourrat une discipline de vie qui devient rapidement son rythme de travail :

« […] il faut avoir vu Henri Pourrat, couché dans son bureau, dans un lit étroit, toutes fenêtres ouvertes, même lorsqu’il faisait dehors moins 10 degrés, écrivant sur du papier d’Ambert, les mains protégées l’hiver par des mitaines, qui laissaient découverts le pouce et l’index.
Ainsi travaillait-il tous les matins, des dizaines d’années durant, en bon ouvrier des Lettres.
L’après-midi, à pas larges et lents, il parcourait ses vieux chemins, saluant ses vieux amis, - les hommes, les arbres, les maisons -, tandis que l’air venu de la montagne lui redonnait la force, le lendemain, de reprendre sa tâche. »
(Extrait de la Nécrologie écrite par André Noël, 22 juillet 1959)

Il recueille tout, il capte tout, il ne laisse rien perdre. Il note tout. Toute une partie de son travail se fait hors de son bureau.
Il a, en général, 2 ou 3 livres en cours. Après un premier brouillon, il laisse mûrir des mois. Puis il relit, corrige, biffe, cherche le mot juste, reprend tout si nécessaire.

A partir des années 1920, sa vie et son œuvre sont intimement mêlées.

Guérison et vie de famille

Une fois guéri, à quarante ans en 1926, Henri Pourrat s’autorise à se marier. En 1928, il épouse Marie Bresson qui abandonne à Paris, ses études de médecine presque achevées pour venir vivre à Ambert. Après la mort de son père en 1929, Henri Pourrat vend le magasin dont sa mère ne peut plus s’occuper seule, et avec Marie, il fait construire dans un grand enclos au sud de la ville (Rue du Petit Cheix) une maison qu’il conçoit comme « une sorte d’ermitage où vivre rustiquement d’artichauts et de pommes, de pastenades et de cerises ».

Henri et Marie Pourrat ont trois enfants. Françoise, l’aînée, meurt l’année de ses 10 ans. Claude leur fils est né en 1934 et la troisième, Annette, en 1935.

« Il n’y a rien dans ma vie que quelques livres et trois enfants. »

Henri Pourrat écrit 70 livres environ.
C’est une œuvre s’élargissant depuis La Colline Ronde (écrit avec Jean Angeli, alias Jean l’Olagne), jusqu’au Trésor des Contes (13 volumes publiés entre 1948 et 1962), en passant par L’homme à la Bêche (1940) ou La Bienheureuse Passion (1946).

A l’écoute des histoires des gens, il bâtit une histoire de plus grande portée, celle de la destinée profonde.
« Nos maîtres sont partout. Il ne s’agirait que de les entendre… Ce serait quelque chose d’être le greffier de nos entours. Les maîtres les plus grands, ceux qui ont atteint au style sans cesser de servir la vie même, nous renvoient au vrai maître : c’est le peuple. »

Gaspard des Montagnes (écrit entre 1918 et 1948 pour sa version définitive) reçoit le Prix du Figaro en 1921 pour le premier volume sur manuscrit. L’ensemble de l’ouvrage est couronné, en 1931, par le Grand Prix de l’Académie française. Il est traduit dans sa totalité en slovène et deux fois en tchèque.
« Il y a surtout un conte (La Main coupée, Les Yeux blancs, Les quarante voleurs…) derrière lequel je suis parti un jour, en essayant de lier les autres à son long fil, d’en faire une longue histoire à cent histoires. »

Les amitiés littéraires

D’abord camarade de classe de son frère Paul, Alexandre Vialatte devient aussi un proche d’Henri Pourrat. Cette grande amitié se caractérise par une vraie compréhension réciproque.
Qui mieux que Vialatte a compris ce qu’était le travail d’écrivain d’Henri Pourrat ?
« Dans l’histoire d’un laitage local il fait tenir les soucis de Virgile et de Bossuet : la poésie de la terre, les fins dernières de l’homme, le sens des civilisations. Il n’a eu que deux grands thèmes : l’amitié, la nature ; la charité, la Création. » Alexandre Vialatte, Chronique des Grands Jardins, 1959.
Et qui mieux que Pourrat a saisi le talent d’Alexandre Vialatte ?
« Ainsi travaille, travaille, empli de suc et de sucre ces fruits tropicaux, dore-les et empourpre-les. » (Lettre à Alexandre Vialatte, 5 avril 1948).

Henri Pourrat rencontre très régulièrement Lucien Gachon. Avec lui, il comprend la Géographie, avec un grand G : « Elle est la grande enquête sur l’homme en action, faisant alliance avec la Création… » Vent de Mars, 1941

Chargé d’une collection « Champs » aux éditions Horizons de France… Henri Pourrat entre en contact avec nombre d’écrivains « terriens » qu’il admire et qu’il sollicite pour des articles : Francis Jammes, Alain-Fournier, Jean Giono, Jules Supervielle, Paul Claudel, Charles-Ferdinand Ramuz, Cécile Sauvage, pour n’en citer que quelques-uns.
Jean Paulhan

Un peu chef de file, grand frère ou conseiller, Henri Pourrat se retrouve aussi au centre du « groupe d’Auvergnats » : Marie-Aimée Méraville, Michel Versepuy, Aimé Coulaudon, Hélène Morange, Marguerite Soleillant, Claude Dravaine, Amélie Murat, Benech, Rose Combe, etc.

De la censure de l’occupant en 1939 à celle de quelques « vertueux » résistants littéraires d’après-guerre, en passant par le Goncourt en 1941

La N.R.F. (principale revue littéraire d’Europe, dirigée de 1925 à 1940 par Jean Paulhan, ami d’Henri Pourrat, et à laquelle il participe) est menacée, accusée d’un bellicisme excessif de 1936 à 1939. Elle sera considérée par l’ennemi comme une puissance intellectuelle hostile.

A cette époque, Henri Pourrat nourrit les mêmes espoirs que tous les français, espoirs exprimés dans Vent de Mars (Paris, Gallimard, 1941). Ce livre, dédié à Jean Paulhan, est alors considéré comme un défi à l’occupant et reçoit le Prix Goncourt en 1941.

Comme beaucoup de français, Henri Pourrat ne sépare pas sa confiance dans le Maréchal Pétain et son activité dans la résistance à l’occupant. Il utilise même ses relations avec le Maréchal pour obtenir des sursis d’internement en faveur d’un garde-champêtre…, il prévient le leader de la résistance ambertoise et les maquisards de l’arrivée d’un bataillon de G.M.R. chargé de ratisser la région…, cache l’avocat israélite du leader communiste allemand Von der Lubbe (accusé d’être l’incendiaire du Reichstag)…, écrit à de nombreux prisonniers dans les stalags…, etc. En même temps, il est Délégué du Secours National pour l’arrondissement d’Ambert et il reçoit la Francisque n° 1114.

Quelques années plus tard, on reproche à Henri Pourrat « son attitude sous l’occupation ». Courageux, Jean Paulhan, remet en cause le principe d’une « épuration de la littérature française » et prend la défense d’écrivains censurés, non pour les justifier, mais pour qu’ils puissent être de nouveau publiés. Henri Pourrat vit cette période dans l’incompréhension de cette nouvelle censure et avec l’angoisse de ne plus pouvoir faire vivre sa famille par son travail.

« Je sais que la censure allemande avait interdit mes livres, - parfois tous - en certains camps… Mais que cette interdiction ait été faite en France ? » (Lettre à Jean Paulhan, 13 novembre 1945).

Les contes : « révélation d’un certain génie populaire »

« Comment sauver la couleur, le mouvement et le tour de langage parlé ? […] mettras-tu sur la page le ton de la conteuse et son geste, et surtout tout ce que qu’il y a autour de ces mots de vieille campagne ? Comment feras-tu pour rendre à ces mots-là une efficace qu’ils ont, parlés, et qu’écrits, ils n’ont plus ? » Introduction aux Contes de la Bucheronne.

Henri Pourrat passe les dernières années de sa vie à donner une somme de tous les contes amassés depuis des années. En 1936 et 37, deux recueils de contes paraissent « Au château de Flamboisy » et « Les contes de la Bûcheronne », dont l’introduction renseigne parfaitement sur la méthode de collecte et d’écriture d’Henri Pourrat…
Mais à partir de 1946 et jusqu’à sa mort, Henri Pourrat s’attèle à un immense chantier. « Oui, les réunir tous là, […] qu’on ait le sentiment d’un ensemble, donnant la plupart des contes populaires français, une somme de l’imagination paysanne. »
Les 13 tomes du Trésor des Contes sont publiés de 1948 à 1962 dans la collection blanche de Gallimard : 944 contes et 5 variantes, 192 conteurs et chanteurs répertoriés, 440 chansons, une centaine de formulettes, des milliers de proverbes, 53 dossiers bourrés de notes, les cahiers manuscrits, des coupures de journaux, des copies d’écoliers, 8903 feuillets, 1300 textes de littérature orale, contes, légendes, récits… plus de 30 000 expressions…, une collecte d’un demi-siècle (du 15 juillet 1908 au 31 août 1956), « Une des quatre ou cinq très grandes collectes de littérature orale qui aient pu être accomplies en France ces deux derniers siècles » précise la spécialiste Bernadette Bricout.
Beaucoup plus qu’un matériau ethnographique, Henri Pourrat nous livre là un trésor littéraire.

Le travail jusqu’au bout

Même en cette période de travail intense sur les contes, il publie d’autres ouvrages parmi lesquels : Le chasseur de la Nuit, L’Aventure de Roquefort, etc.
Octobre 1954, Henri Pourrat est promu officier de la Légion d’honneur.
« Merci de ces félicitations qui touchent bien ! Mais vous êtes poète. Vous savez ce qu’est une rosette en regard d’une rose sauvage… » (Lettre à Hélène Morange, 10 octobre 1954)

En 1957, Henri Bordeaux, puis en 1958, Daniel-Rops et Louis Chaigne l’engagent à poser sa candidature à l’Académie française.
A Pâques 1957, il est opéré à Clermont-Ferrand de la prostate. Sa santé se dégrade.
En juin 1958, il est grand-père pour la première fois.
« Je continue de compléter et mettre en ordre le Trésor et ce devrait être fait à Pâques. Toujours peu de jambes : il m’est plus facile de travailler au jardin sur place que de marcher. » (Lettre à son fils Claude, 15 février 1959)
« Nous deux, nous ne sortons presque plus. J’espère retrouver des jambes, en m’aidant du travail - le meilleur des vivifiants, - et de la belle saison, mais… » (Lettre à Louis Chaigne, 17 mai 1959)

« Il y aurait bien des choses à vous dire, chers petits, mais je les retrouve mal, - depuis deux jours tout patraque - (…) je vais expédier les trois derniers tomes du trésor à Gallimard, et classer les Légendes, gros travail. » (Lettre à son fils Claude, 24 juin 1959)

L’envoi du colis à Gallimard est daté du 8 juillet…

Henri Pourrat meurt le 16 juillet 1959 à son domicile d’Ambert.
Il est enterré au cimetière d’Ambert.

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on est en droit de penser que l’Auvergnat seul pourrait préparer l’avènement d’une humanité supérieure. (Ceux d’Auvergne, 1928)